Sucres ajoutés : le guide pratique pour repérer et réduire sa consommation

Le sucre ajouté se cache partout : dans les céréales du matin, les sauces toutes prêtes, les boissons ou les yaourts aromatisés. Repérer et limiter ces sucres ajoutés fait partie des gestes de prévention les mieux documentés en nutrition. Voici, à jour au 31 août 2026, ce que disent les autorités sanitaires et comment appliquer leurs repères sans culpabiliser ni tomber dans l’excès inverse.

Ce que recommandent l’OMS et l’Anses

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de limiter les sucres libres — c’est-à-dire les sucres ajoutés par le fabricant, le cuisinier ou le consommateur, ainsi que ceux naturellement présents dans le miel, les sirops et les jus de fruits — à moins de 10 % de l’apport énergétique quotidien, et suggère qu’une réduction en dessous de 5 % apporterait un bénéfice supplémentaire pour la santé bucco-dentaire notamment. En France, l’Anses a traduit cette logique en seuils à ne pas dépasser : environ 100 g de sucres totaux par jour chez l’adulte, 75 g chez l’enfant de 8 à 12 ans et 60 g chez l’enfant de 4 à 7 ans. Ces chiffres ne sont pas des objectifs à atteindre mais des plafonds, et les données disponibles suggèrent qu’une part importante des enfants et adolescents les dépasse régulièrement.

Ce repère est distinct de celui sur les édulcorants sans sucre, qui posent d’autres questions (sécurité, usage chez l’enfant) : ici, il s’agit bien du sucre lui-même, sous toutes ses formes ajoutées.

Pourquoi limiter les sucres ajoutés

Les données disponibles suggèrent qu’une consommation excessive et régulière de sucres ajoutés peut contribuer à la prise de poids, à l’apparition d’un diabète de type 2, à des déséquilibres cardiométaboliques et à l’augmentation du risque de caries dentaires. Les boissons sucrées (sodas, jus, boissons énergisantes) sont particulièrement pointées, car le sucre sous forme liquide n’apporte pas la même sensation de satiété que le sucre contenu dans un aliment solide. Ce constat rejoint les repères sur l’index glycémique, qui influence lui aussi la régulation de la glycémie après un repas.

Les 6 astuces pratiques pour réduire sa consommation

  • Lire les étiquettes : le sucre peut se cacher sous des dizaines de noms (sirop de glucose-fructose, maltose, dextrose…). Notre guide pour bien lire une étiquette alimentaire détaille comment les repérer dans la liste des ingrédients.
  • Privilégier l’eau comme boisson du quotidien plutôt que sodas, jus ou boissons dites « light », et garder les boissons sucrées pour une consommation occasionnelle.
  • Se méfier des produits « sans sucres ajoutés » qui peuvent contenir naturellement beaucoup de sucres (jus de fruits concentrés notamment).
  • Limiter les aliments ultra-transformés, souvent riches en sucres cachés : notre article sur comment repérer et réduire les aliments ultra-transformés propose une méthode simple au quotidien.
  • Préférer le fruit entier au jus de fruit, qui apporte plus de fibres et rassasie davantage pour un apport calorique souvent inférieur.
  • Réduire progressivement plutôt que supprimer d’un coup : les papilles s’adaptent en quelques semaines à une alimentation moins sucrée.

Une politique publique qui se renforce

Le nouveau Programme national nutrition santé (PNNS 5), qui couvre la période 2026-2030 et est piloté par la Dr Mathilde Touvier, place la réduction des sucres ajoutés — en particulier dans les produits destinés aux enfants — parmi ses priorités, aux côtés de l’extension du Nutri-Score et de la régulation du marketing alimentaire visant les plus jeunes. Ce cadre confirme, au niveau institutionnel, l’intérêt d’une vigilance au quotidien plutôt que de mesures ponctuelles.

Comme pour toute question de nutrition, un accompagnement par un professionnel de santé (médecin traitant, diététicien-nutritionniste) reste utile en cas de doute, de pathologie associée (diabète, surpoids) ou avant de modifier significativement son alimentation, en particulier chez l’enfant.

Questions fréquentes

Le sucre contenu naturellement dans les fruits est-il concerné par ces recommandations ?

Non, le sucre présent naturellement dans un fruit entier n’entre pas dans la catégorie des sucres libres au sens strict de l’OMS. En revanche, le jus de fruit, même pressé maison, en fait partie car sa consommation ne procure pas le même effet de satiété que le fruit entier avec ses fibres.

Comment savoir si un produit contient beaucoup de sucres ajoutés ?

Il faut regarder la liste des ingrédients (plus le sucre apparaît en tête de liste, plus sa proportion est importante) ainsi que la ligne « dont sucres » du tableau nutritionnel. Le Nutri-Score, quand il est affiché, donne aussi une indication synthétique utile.

Faut-il totalement supprimer le sucre de son alimentation ?

Non, aucune recommandation officielle ne préconise une suppression totale. L’objectif est de rester sous les seuils indiqués par l’Anses et l’OMS, en réservant les aliments très sucrés à une consommation occasionnelle plutôt que quotidienne.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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